Elle m'aura paru interminable, parfois insurmontable... pourtant, tout finit par arriver : 2014 c'est ter-mi-né ! Et, petit détail qui pour ma part rend la chose encore plus savoureuse, je suis là pour vous en parler. Pour illustrer mon ressenti du moment, je citerai donc un certain petit garçon de 2 ans, qui dégaine du petit doigt 5 fois/minute, pointant vers les multiples sources de joie de son univers (c'est en général comestible) tout en lançant des "Ah mais c'est chouette ça !". [lire +]

Quand on revient d'un voyage, on est généralement capable de décrire en quelques mots (positifs ou négatifs suivant le cas) le ressenti qu'on en a eu. On a aimé ou pas, il a fait beau ou il a plu à verse, on a rencontré des gens inspirants, accueillants, un peu bizarres... bref, quand on quitte un endroit, on fait la somme du contre et du pour et on se dit qu'on voudra (ou pas) y retourner un jour. Mais parfois, il arrive que cela soit un peu plus compliqué. Et c'est comme ça à Jérusalem : compliqué, tellement. C'est glisser dans un autre univers, tout en paradoxes, le beau se mêlant à la rancoeur, le sacré à la saleté... Tout y est tellement poussé à son extrême qu'il est bien difficile d'en sortir avec un avis modéré (et encore moins avisé). Jerusalem, on l'adore ou on la méprise et assez souvent, on fait les deux en même temps. C'est époustouflant de beauté et c'est bruyant, c'est vivifiant et fatiguant, on n'en peut plus mais on en veut encore. Parce que là-bas il y a de la magie à tous les coins de rue. Mais des mitraillettes aussi. Là-bas, on vibre dans la lumière mais on se courbe sous la tension. On embrasse le tout mais on n'y comprend rien et on a beau discuter avec tout le monde, on y perd quand même son latin. Pourtant, on sent bien qu'il serait un peu trop facile de s'en laver les mains : vous pensez peut-être que ce n'est qu'une affaire de juifs et de palestiniens ? Dans ce labyrinthe de pierre se cachent nos vieilles histoires, notre Histoire. Et à peine aperçoit-on la sortie qu'on veut déjà faire demi-tour... au risque de virer soit moine, soit fou. [lire +]

Aussi loin que remontent mes souvenirs d'enfance, j'ai toujours senti que j'étais protégée par quelque chose de bienveillant. Je me savais guidée, aimée ... et depuis, ce sentiment m'a rarement quitté. Je revois mon grand-père faire sa grande toilette du dimanche matin et mettre son plus beau costume pour aller à la messe. [lire +]

A chaque fois que j'apercevais la petite pancarte vintage indiquant la sortie vers l'Aérodrome de Liernu (sur l'autoroute entre Bruxelles et Namur) j'avais une envie folle de braquer le volant et d'aller voir un peu par là-bas si c'était aussi magique que dans mon imagination. Mais puisqu'en général, on choisi la voie rapide pour se rendre (rapidement) à destination et bien ce n'était jamais le bon moment. J'ai donc changé ma stratégie et j'ai repris la fameuse autoroute dans le seul but de passer devant cette pancarte puis je me suis engagée dans la sortie numéro 12 en poussant un cri de victoire. Ça, c'était un dimanche du mois dernier pour les 18 mois de Jacob. Il y avait de la lumière et du brouillard mélangés et puisque je venais en plus de craquer sur la plus hallucinante des mini-cagoules d'aviateur, je me suis dit que je n'avais plus aucune excuse... J'ai claqué ma portière et je suis directement tombée en amour avec cet endroit. [lire +]

Alors que ton premier anniversaire approchait, j'ai ressenti le besoin d'être ailleurs. Un ailleurs nouveau et ensoleillé, quelque part d'inconnu, juste nous, loin de tout. Le matin de tes 1 an, c'est à Venise que nous nous sommes réveillés. En faisant notre sac pour la journée, avec ton papa, on a réfléchi à ce qu'on avait envie de faire pour te fêter. On a laissé nos guides sur le lit et on est parti. On a marché, on t'a porté sur nos épaules, on a joué, on a fait la sieste sous le parasol d'un café... puis en revenant vers l'hôtel, on s'est arrêté près de la basilique Saint-Marc avec ton premier gâteau d'anniversaire. Un petit sablé italien avec une bougie violette dessus. On a chanté, en français, en anglais, on a soufflé, les passants souriaient et applaudissaient. Toi aussi tu as applaudi, on a donc rallumé ta bougie. [lire +]